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APPEL À COMMUNICATION - COLLOQUE LITTÉRATURE ET RÉVOLUTION: OCTOBRE DANS LES LETTRES ESPAGNOLES (1917-2017)

Publié le 14 avril 2017 Mis à jour le 18 avril 2017

Appel à communication pour le colloque " LITTÉRATURE ET RÉVOLUTION OCTOBRE DANS LES LETTRES ESPAGNOLES (1917-2017)" qui aura lieu les 19 et 20 octobre 2017 à L'Université Paris Nanterre. Ce colloque est organisé et soutenu dans le cadre du projet Université Paris Lumières « Les non lus de la contestation en péninsule ibérique », avec le soutien du CRIIA (centre de recherches ibériques et ibéro américaines) - EA 369 Études Romanes de l’Université Paris Nanterre et du GEXEL CEFID de l’Université Autonome de Barcelone.

Date(s)

le 15 mai 2017

Descriptif :


Le centenaire de la Révolution d’Octobre est l’occasion de faire le bilan de la littérature inspirée par les événements de 1917 et par le régime qui s’ensuivit. Recenser la littérature révolutionnaire en Espagne, d’octobre 1917 à la fin de la « révolution espagnole » en avril 1939, et de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, conduit à revoir un processus idéologique qui a remis en question les fondements éthiques et esthétiques de la littérature dans un contexte chaque fois plus international, voire mondial. De part et d’autre de l’Atlantique, la littérature en langue espagnole s’est fait l’écho de la Révolution et du régime soviétique aussi bien dans ses thématiques (récits de voyage en URSS, stéréotypes qu’elle génère) que dans ses aspects formels : une déroute éthique et esthétique, puis l’émergence d’un nouvel ordre social s’expriment à travers le renouvellement des formes littéraires. La révolution influe sur le théâtre, la poésie, le roman, ainsi que sur des manifestes, essais, préfaces ou autres textes à caractère théorique ou doctrinal, signés par les partisans de la révolution, ses observateurs critiques, ses adeptes désabusés et ses détracteurs.

Dans l’Espagne de l’Âge d’argent, la conception fragmentaire du monde exprimée par les avant-gardes, la porosité des genres et la croyance en la portée libératrice de la littérature, l’émergence de personnages collectifs, la « rébellion des masses » analysée par Ortega y Gasset, le formalisme suivi du retour à l’humain, la déchristianisation du théâtre et de la poésie, tout cela entretient un lien indirect avec le renouvellement formel induit par la révolution d’octobre et les bouleversements qu’elle implique.

Durant la Deuxième République et la guerre d’Espagne, l’Union soviétique devient une référence politique et culturelle de premier plan, de même que l’Espagne devient, pour les écrivains communistes de par le monde, une utopie majeure de la Révolution. Les contacts directs des écrivains Espagnols avec l’Union soviétique, dont la correspondance et les égo documents constituent la trace visible et souvent inexplorée, servent de laboratoire à de nouvelles créations. Les espaces politiques et culturels : congrès internationaux, compagnies de théâtre, lecture de poésie, revues et autres moyens de communication, se font l’écho de la pensée révolutionnaire et contribuent à lui donner ses lettres de noblesse littéraire.

Au delà de la période historique qui prend fin avec la guerre d’Espagne, les aspirations, conquêtes et défaites de la révolution sont demeurées une source d’inspiration durant les décades suivantes. Ce fut notamment le cas dans les cultures de l’exil républicain de 39, qui ont nourri des révisions critiques en tout genre sur les possibles applications de l’idéal révolutionnaire. De même, dans une Espagne où Franco faisait de l’anticommunisme un des principaux mots d’ordre du régime, une partie importante de la résistance antifranquiste se réclame de l’héritage révolutionnaire dans ses débats esthétiques et politiques et dans ses créations littéraires. En définitive, aussi bien sous la Seconde Guerre mondiale que durant la guerre froide ou à l’époque qui suit la chute du mur de Berlin en novembre 1989, la présence d’Octobre dans les lettres espagnoles est une constante qui allie, remet en question, ou rejette le binôme littérature et révolution.
 

Organisateurs :

  • Zoraida Carandell
  • José Ramón López García

Comité scientifique:

  • Manuel Aznar Soler,
  • Zoraida Carandell,
  • José Ramón López García,
  • Mercedes Yusta Rodrigo

Retrouvez l'appel à communciation en pièce jointe en Français et en Espagnol

Partenaires :


Mis à jour le 18 avril 2017