Rencontres 2013-2018

Jeudi 21 et vendredi 22 mars 2013
«Les figures du rebelle» PROGRAMME
Salle des Conférences, bâtiment B  consulter le PLAN
Comité organisateur: Françoise AUBES, Zoraida CARANDELL, Graça DOS SANTOS, Lina IGLESIAS, Manuelle PELOILLE, Lucia QUAQUARELLI, Emmanuelle SINARDET.

« Les figures du rebelle » s’insère dans le projet d’équipe Études romanes, « Actuels Suds », de l'EA 369 de l'Université Université Paris Nanterre. Les figures du rebelle invitent à réfléchir sur les phénomènes et processus de réactualisation et de reformulations des héritages. Ce qui unit l'histoire des pays issus de la romanité, socle fondateur de cultures qui peu à peu forgeront leur identité propre, semble être en effet la figure du rebelle. Dès la conquête romaine, une Hispania résiste et de nombreuses Numances jalonneront l'histoire de ces rébellions contre l'Empire. Rétrospectivement, on constate que l'aire romane a fomenté des formes de résistance sui generis. Citons, au XIXe siècle, les Chemises rouges de Garibaldi ou les guérillas contre les troupes napoléoniennes, lesquelles deviendront ce type de guerre révolutionnaire qui essaimera en Amérique latine là où la lutte contre le maître esclavagiste, contre le grand propriétaire terrien, signifiera marronnage, palenque ou quilombo ; mais aussi les figures des bandits justiciers, tels les cangaceiros du Nordeste brésilien ou bien Zé do Telhado, considéré par certains comme le Robin des Bois portugais. Avant même la Révolution russe, la Révolution mexicaine deviendra le paradigme en la matière jusqu'à ce que l'autre Révolution, la cubaine, lui succède. L'aire romane n'a donc cessé de sécréter des figures iconiques, guérilleros, milicianos, pasionarias, soldaderas, jusqu'aux Indignados qui, depuis la Plaza Mayor de Madrid, sont à l'origine d'un vaste mouvement de protestation en Europe et aux Etats-Unis contre « l'horreur économique » que signifient les brutales politiques néo-libérales au XXIe siècle.
 

Mis à jour le 03 mai 2014